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22 février 2015

Une visite à "The Pink Lady"

                  C'est sans aucun doute le plus beau cadeau que l'on pouvait me faire, c'est aussi l'histoire d'une rencontre ratée à plusieurs reprises, ma première rencontre avec elle date de 1998, septembre 1998 lors d'un meeting aérien à Chalon sur Saône, j'avais alors 17 ans et 356 jours, mon cadeau des 18 ans fut de la voir voler, hélas pour la visiter ce fut impossible, la veille il avait plus toute la journée, il avait été impossible de la mettre à un endroit ou l'on pouvait la visiter, mais tout de même j'avais pus l'opprocher quelques minutes, un agent de sécurité nous ayant dit que "l'on pouvait aller la voir" le public à envahis le parking quelques minutes. Seconde rencontre en 2012, elle venait d'être arrêtée de vol je travaillais dans le coin sur Villabé j'ai donc logiquement fait le détour à l'époque elle attendait son hangars.

                  Et puis il y a quelques jours, Patrick A. l'un des mécaniciens de la belle et sans doute l'un de ses plus grands amoureux me propose de la visiter, je lui répond "chiche?" une semaine plus tard me voilà dans le hangar

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Un si petit avion finalement...

                  De l'extérieur elle en impose, c'est même la reine du hangar, sans la moindre discussion possible mais là ou vous voyez un avion imposant de l'extérieur, l'interieur est beaucoup plus "liliputien", au bout d'une visite complète de l'avion, impossible pour un visiteur "lambda" de ne pas avoir reçu son baptème en B-17, un traverse, un montant vieux de soixante dix ans et paf, une bosse derrière la tête, ce fut mon cas dans le poste de pilotage. Deux grands gaillards qui se promène ensemble seront serrés dans le fuselage, imaginez neuf (ou dix) jeune gens, en tenue de vol épaisse au dessus de l'Allemagne, une bouteille d'oxygène à la main et du matériel en plus dans le fuselage (bouteilles d'oxygène, des tourelles, des boites de munitions) en réalité, à l'heure actuelle on se glisse dans le fuselage, à l'époque on se faufillait.

"The Pink Lady" un nom et une pin up qui ont toute une histoire...

           Patrick A., mécanicien de l'avion, un des rares qui a eus l'occasion de voler régulièrement avec elle, est un passionné, un amoureux de la belle, on le sent tout de suite. C'est involontairement lui qui est à l'origine de la splendide pin up qui se trouve sur l'avion.

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            A l'issue du tournage du Film "Memphis Belle" de 1989, l'avion porte deux noms "Mother and Country" et "The Pink Lady". Car pour faire du chiffre avec peu d'avions en état de vol, les avions ont une couleur de chaque coté du fuselage. Quand en 1998 est planifiée la nouvelle peinture de l'avion dans un atelier d'Air France, Patrick s'est offert une réplique de blouson de vol et a demandé à un ami graphiste d'y peindre une Pin Up dans le dos avec le nom de l'avion", the "Pink Lady". La pin up à un tel succès qu'à la demande générale de l'équipe on appelle le graphiste pour un travail hors norme, refaire la même Pin Up sur l'avion. Depuis, hélas, la pin up de l'avion à accusé le coup défraichie à la suite d'un tournage de film (on avait apposé une peinture lavable qui à emporté légèrement la "Pin Up" et même si une artiste tchèque est passée par là, la pin Up du Blouson à mieux survécut au temps que sa soeur jumelle du fuselage.

Petit tour du propriétaire

             Quelques années après l'arret des vols, on a presque l'impression qu'elle s'est arrêté de voler hier, l'huile coule encore des moteurs "c'est signe de bonne santé" me dit Patrick un sourire aux lèvres. De toute façon le B-17 et l'huile nous le savons c'est une grande histoire d'amour. Le train d'attérissage, les roues ne sont pas d'origine, "on en a cassé deux d'origine, on a arrêté les frais, les américains nous ont conseillé d'y mettre des roues de P-2V" mais des roues il en reste, nous le verrons plus tard.

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                  La peinture est dans son jus. A titre personnel, en tant qu'historien amateur du B-17 j'ai de légères tendances au purisme, je ne l'ai jamais caché je la verrait bien retrouver ses couleurs et sa forme d'origine de B-17G H2-X, ce qui n'existe pas dans les B-17 en état de voler. Mais sa peinture à pris une patine déposée avec le temps qui lui donne une certaine "gueule"

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                    Sous le fuselage, la soute à bombe et un détail qui n'est jamais montré dans les B-17, surtout en état de voler, la fenètre de l'appareil photo d'époque, oui, à l'époque les B-17 avaient un appareil photo qui photographiait les résultats de bombardement, en l'état actuel je ne sais pas si cette fenètre fut utilisée par l'IGN.

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Ah, j'oubliais le fuselage comporte encore des "rustines" datant de ses missions de guerre, regardez coté "mother and country" du fuselage vous les verrez, le pilote fut même blessé au pied à l'époque ;-)

 

Parlons mécanique

                    La promenade continue, la conversation s'engage sur les moteurs, Patrick aborde le sujet "tu parlais des moteur Strudebaker..." on reconnait l'habitué du blog, le moteur numéro 1 est un Strubaker R-1820-97. Ces fameux moteurs à la mauvaise réputation, on peux estimer qu'un tiers des Strudebaker R-1820-97 sont de mauvaise facture, peu fiables, à l'époque ils furent montés bien souvent sur les B-17 assemblés par les sous traitants, environ 30% des strudebaker rendirent l'ame prématurément et furent envoyés en révision chez Curtiss-Wright. A l'heure actuelle j'ignore si l'on peux être inquiet pour ce moteur, j'avais entendu parler d'un des moteurs de la Pink Lady qui était fatigué, j'avoue avoir oublié de demander lequel, mon avis personnel est qu'il y a peu de chance que ce moteur soit sujet à des inquiétudes mais c'est toujours bon à savoir qu'il y a un risque potentiel aussi faible soit-il.

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                    Et finalement, "c'est vrai qu'elle a un moteur de secours?" "oui deux même, dont l'un a été révisé aux Etats Unis il y a quelques années" c'est un luxe pour un avion en état de vol potentiel, nous, le verrons plus loin, "the Pink Lady" se paie même un autre luxe.

Des détails qui font son charme

                    L'imposante dérive, ce petit trait de caractère qui donne "de la gueule" au B-17. Ajoutée au B-17E pour lui accorder plus de stabilité, on a presque du mal de nos jours à imaginer un B-17 avec une autre dérive

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                     Du coté de la mitrailleuse de queue, au pied de la "monstrueuse dérive" a été reconstitué le poste de tir du B-17E/F et premiers G, on peux noter le "viseur d'époque" remplacé en 1944 par de vrais viseurs électronique, "c'est monté à l'envers ; note Patrick ; mais forcément le mitrailleur tournait le dos à tout le monde donc pour signaler les avions la droite (right) est a gauche". Patrick me confie avoir vu pleurer un vétéran à son passage à cette partie de l'avion, c'était son poste durant ses 27 missions de guerre.

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Entrons à l'intérieur

                     Au dessus de la porte une inscription datant de l'IGN "ou n'osent entrer ni Dieu ni Généraux". Durant la guerre, le général "Jimmy" Doolittle patron de la 8th Air Force avait exprimé son souhait de voler en mission de guerre au dessus de l'Allemagne, le général Einsehower refusa l'autorisation, Doolittle était dans le "saint des saints" de l'opération Overlord on ne pouvait pas risquer de le perdre

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                    Dans le fuselage on est à l'étroit, même si l'IGN et l'US Air force ont suppriméspas mal de choses, il reste beaucoup plus de choses d'époque que je ne l'imaginait. Vu vers l'arrière et on se rend compte que le mitrailleur de queue devait lui aussi être un sacré contortionniste pour accèder à son poste, même du haut de mes 98kg pas sur que je ne passe. 

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                      Premier vestige de 70 ans d'age, une des consoles des mitrailleurs de sabord, le regulateur d'oxygène, les thermostat du chauffage des combinaisons et l'interphone. 

 

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                      Un peu plus loin, le local radio, de nos jours c'est haut (si vous mesurez 1,80 comme moi vous tenez debout) mais vraiment pas large, c'est impressionnant de se dire qu'ici, dans ce local il y avait un fauteuil de l'autre coté, dans la version précise de la Pink Lady, deux hommes oeuvraient, à gauche l'opérateur radio, à droite l'opérateur radar H2-X. Patrick me précise "il reste même le rail de la mitrailleuse". Sur les anciennes versions une mitrailleuse couvrait le dessus, elle était jugée peu utile par les équipages Patrick précise "en regardant bien on a une belle vue sur la dérive il y a surement dû avoir des accidents". C'est dans le block précis de la Pink Lady qu'on a supprimé définitivement la mitrailleuse du local radio

Un régulateur d'oxygène

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                    Du matériel radio, celui ci à sans doute été changé après guerre car à l'origine l'imposant équipement H2-X se trouvait là (cliché pour mémoire en dessous)

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Les commandes de sortie des Dighty en cas d'amérissage

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                     La soute à bombe a été adaptée. Car oui quand on visite la demoiselle on comprend une chose, il faut faire un choix entre réalité historique et besoins pour faire voler l'avion de nos jours. ici elle a été comblée à une époque une roue de rechange s'y trouvait avec du matériel de rechange et celà peut être utile, en 1994 lors du cinquantenaire du débarquement, Sally B fut victime d'un feu moteur, sans l'aide des équipe elle restait au sol, de vrais pros les Français face à a des anglais tétanisés... l'histoire ne dit pas si les anglais ont remercié les français de leur aide immense (en fait pas de remerciements visiblement, mais par soucis du politiquement correct ça reste entre nous ok?) Passer sur la "cat walk" c'est encore du sport de nos jours et pourtant il n'y a plus d'échelle à bombes et l'avion est au sol imaginer donc en vol avec assez de bombes pour vous réduire "façon puzzle" à 10000 mètres par un temps de FlaK allemande.

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Le poste de pilotage et le nez dans le "B-17 le mieux conservé au monde"

                     Oubliez les vues du film "Memphis Belle" 1989 ou les scènes furent tournées dans un poste de pilotage reconstitué, on est à l'étroit là dedans même si la tourelle dorsale n'y est plus les bouteille d'oxygène non plus, à deux on est à l'étroit, je me retourne et paf je me cogne, me voilà baptisé, bon je m'assied à la place du pilote surtout pour éviter les bleus et les bosses mais franchement ça fait vibrer un bon coup, je me surprend sur les commandes survivantes de l'époque, manettes des gaz et son verouillage, mélange, pas d'hélice je reconnais la place du pdi que j'ai a la maison je reconnais tout mais le reste m'est inconnu car moderne, eh oui il faut faire des sacrifices dans un avion en état de vol, une radio moderne, un tableau de bord moderne mais là encore quelques pièces d'époque. Avec un poste de pilotage d'époque vous n'avez pas la certification. D'ailleurs, avec un peu de fierté dans la voix Patrick confie "on a fait venir des spécialistes de Boeing quand on a été obligés de démonter les ailes pour controler les fixations ils nous ont dit que c'était le B-17 le mieux conservé de tout ceux qu'ils ont vus!, les fixations étaient parfaitement conservées, deux étaient un peu fatiguées on les a changée quand même, on en a fabriquées trois car une est partie pour analyses aux Etats Unis."

                      Pensez que ces deux spécialistes ont à l'époque visité tous les B-17 en état de vol, treize à l'époque et l'un d'eux, le B-17G "Texas Raider" n'a pas passé la visite et du être restauré durant des années avant d'avoir de nouveau l'autorisation de voler.

                      Le tableau de bord est irréprochable, d'une magnifique propreté, moi même le grand théoricien du B-17 je m'y retrouve beaucoup et en théorie je saurais même démarrer un moteur (mais c'est de la théorie les amis, hein) les palonniers accusent la marque du passage de dizaines de pilotes dont certains sont connus, André Dominé pilote retraité historique de la belle, Jean Salis lui même, plus étrangement le Roi Hussein de Jordanie qui a pris les commandes lors d'une mission IGN. Au mur c'est le seul endroit "isolé" de l'avion, entendez qu'ici il y a un isolant aux murs pour limiter un peu le froid, il y a même de petits chauffages individuels sur le cotés des sièges.

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Voilà coté copilote une pièce d'époque, si la console des commandes (gaz, mélange, pas d'hélice). "sur le tableau de bord, à droite c'est tout ce qui est moteurs" confie Patrick

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                   Pour le fun (et surtout le souvenir) un petit autoportrait, a ce moment j'évoque un sujet sensible auprès de certaines personnes qui ont douté qu'elle pourrait redécoller un jour de la Ferté "plus de 1000 mètres de courses pour décoller, d'accord mais sur un B-17 en pleine charge, là elle est beaucoup plus légère, elle redécolle a mon avis.... bon ouvres les portes je vais te montrer!"

                   Car oui, à mon avis dans sa configuration actuelle elle redécolle car les tests fait à Wright Field prennaient un avion plein de carburant de munitions, de blindage, de tourelles celà veut dire qu'à mon avis elle a fait un régime et doit peser dans les allons.... 22 tonnes les tests ont été fait sur un appareil de plus de 29.... c'est pas le diable s'il lui en faut 700 / 800 pour se soulever à mon avis. Parole d'expert!

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                     Vue des moteurs 3 et 4, Patrick me confie dans un brin d'humour: "En dessous tu verras la trappe d'évacuation du nez regarde sa position par rapport aux hélices...." c'est vrai que si vous évacuez par là en vol, si vous n'êtes pas taillés en pièces par le moteur 2, il vous faut éviter la tourelle ventrale Sperry, voir les stabilisateurs. Plus tard, de retour au pied de l'avion il me confira presque amusé au sujet de la trappe "on a déjà essayé de monter les pieds en premier comme dans le film!"

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                        Ensuite, entre les deux sièges un petite trappe qui vous donnes l'accès à la partie la plus impressionnante, le nez de l'avion, là encore oubliez "Memphis Belle" 1989, on est serrés là dedans, déjà l'accès, il faut y aller la tête la première sinon on reste bloqué, claustrophobe s'abtenir à peine une cinquantaine de centimètres de haut, là encore je me dis "ils en avaient du courage de voler là dedans ces gars là" ici je suis en tenue "de ville" eux avaient une tenue de vol bien plus épaisse, le froid, la bouteille individuelle d'oxygène, les bouteilles d'oxygène pour tous le nez s'y trouvaient c'était donc encore plus étroit c'était du sport de se mouvoir là dedans, aujourd'hui on a aucun mérite d'y arriver.

                        Certes il fait noir malgré les grandes ouvertures, autoportrait debout pour vous montrer que finalement ça passe juste partout, niveau débattement, en hauteur ne soyez pas au delà du mètre quatre vingt, niveau largueur aujourd'hui on tient tout juste à deux et il manque du matériel les télécommandes de la tourelle de menton les boites et bandes de munitions, le viseur Norden avait été prêté par le MAE, il a hélas vite disparut à l'arret des vols, le MAE l'a plus vite repris qu'il l'a prêté. Un peu d'humour Patrick continue "c'est militaire c'était pas fait pour être confortable!"

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La plus belle place de l'avion "c'est mangifique de voir le paysage se dérouler sous l'avion" confie Patrick presque ému, c'était aussi un sacré "piège à rat" la Luftwaffe attaquait les B-17F de face, il résonne presque ici la phrase mythique "Bandit at Twelve O'clock High!" combien de jeune hommes ont laissé leur vies ici.... il n'avaient que 18/20 ans.

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                       C'est l'heure de resortir, une visite VIP je l'avoue les visites du musée reprennent le 1er mars après des travaux dus à la tempète de l'années passée, allez donc la voir. J'ai sans doute fait une belle rencontre, celle de Patrick l'un des plus grands passionnés de "The Pink Lady" et enfin quelqu'un de francophone à ma mesure niveau connaissance du B-17 ça fait un bien fou! trop modeste pour figurer sur les photos, je pense qu'une autre visite s'imposera quand il le voudra pour appronfondir la visite j'ai oublié tant de questions que je voulais poser.

                        Vue du mythique "F-AZDX"

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Quelques détails pour nos amis maquetistes

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                     Dans le puit du train d'attérissage le réservoir d'huile, le fameux! la légende (semi-véridique) dit que sous certains régimes moteurs le B-17 consomme plus d'huile que de carburant, c'est vrai mais relativisons tout de même, les réservoirs de carburants de 10000 litres sont bien plus importants que ceux d'huile, la preuve par l'image!

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De l'huile suinte encore des moteurs et des turbocompresseurs "c'est signe de bonne santé!" s'amuse Patrick

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La reine et ses sujets

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La visite aurait pus s'arrêter là mais le bonus fut une visite privée du musée tout entier, hangars suivant l'un des autre bijoux de ce musée, personne ne croyait en sa restauration et finalement il vole, entendez le Ju-52, la fameuse et mythique "tante Julie" que nous surprennons en pleine révision hivernale.

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                    Dans le local dédié à "Forteresse Toujours Volante" une impressionnante maquette RC de B-17, en balsa qui doit faire dans les 2,5m d'envergure. Notez l'inscription "F-SAKE" et pas mal de références à la boisson japonaise sur le fuselage.

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                     Au détour de la visite j'évoque ce témoignage d'un ancien de l'IGN qui me parlait d'une quantité impressionante de pièces détachées c'est à partir de ce témoignage que j'avais pus affirmer que le manque de pièces n'avait pas été responsable de l'arrêt des vols des B-17 de l'IGN. On me parle de centaines de kilo de pièces détachées de B-17, si ma mémoire est bonne 800kg de pièces détachées de l'IGN ont été cédées avec l'avion, un stock de turbocompresseurs, de roulettes de queue, des trains principaux de B-17 (inutilisable sur un B-17 en état de voler). J'ai eus le privilège de visiter l'une des deux réserves, j'ai décidé de ne pas faire de clichés de celle ci afin de n'attiser aucune avidité malsaine mais je peux parler d'un stock qui peux permettre de maintenir un B-17 en état de vol et même de dépanner quelques autres.

                     Une imposante roue d'origine, faite d'alliage elles sont fragiles, si fragile que la Pink Lady en a cassé deux, il aura finalement fallut opter pour des roues venant d'un P2-V, sur la droite une pile de roulette de queue de B-17

 

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Un turbocompresseur.

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Un dernier cliché que je dédie a mon ami Philippe O. qui je le sais à un faible pour le Spad XIII du MAE ;-)

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                      La conclusion... c'est impressionnant, la belle à le mérite d'avoir survécut, mon impression est surtout qu'il en fallait du mérite pour voler en mission de guerre (ou même IGN). Et juste pour commémorer le mérite des jeunes gens qui ont eus ce courage à une certaine époque et surtout à ceux qui y ont hélas laissé la vie. Il existe une maladie que l'on appelle "syndrome de Jerusalem" les personnes affectées vont en terre sainte et à la vue des monuments religieux se prennent au choix pour Jésus ou Marie et n'en repartent jamais. J'étais un fan du B-17 depuis un quart de siècle, je peux vous avouer qu'il existe un syndrôme de la "Pink Lady" et si je venais à être utile en quelque mesure j'aiderai bien volontier.

 

                      Je tenais à remercier Patrick pour avoir pris le temps de me faire visiter le B-17, à L'AJBS qui a permis une telle visite, et a toutes les personnes charmantes qui se trouvaient là

 

Cédric

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Commentaires sur Une visite à "The Pink Lady"

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